Little Fernand, mais gros hot-dogs !

Je sais, je suis absente. Si je n’avais pas autant de choses à faire, comme en ce moment, je vous jure que je posterais beaucoup plus ! J’ai envie de vous parler de nouvelles recettes et pleiiiiin de nouveaux restaurants. Donc, promis, je prends de nouvelles résolutions et je poste plus bientôt, très vite et surtout, sans attendre.

Bref.

Il y a quelques temps, je suis allée tester les hot-dogs de Little Fernand (petit frère de Big Fernand, qui fait des burgers). Le fast-food s’est installé rue du Faubourg Poissonnière, dans un de mes quartiers préférés. La décoration est un peu froide mais ne manque pas de charme, avec une inspiration boucherie. L’accueil est parfait. Les propriétaires sont tellement chaleureux qu’on a l’impression d’aller manger chez des potes.

En ce qui concerne le menu, niveau hot-dogs, y’a le choix. Cinq recettes sont proposées, mais vous pouvez aussi en composer un vous-même.

La personne qui m’accompagnait a pris le « Bzzz », moi j’ai choisi le « Meuh ».

Les hot-dogs sont préparés très rapidement et servis sur des petits plateaux noirs, très chic.

Celui-ci, c’est le « Bzzz »

Lui, c’est le mien : le « MEUH »

Au premier coup d’oeil, j’ai flippé. La moutarde… LA MOUTARDE QUOI ! Ils vident un pot par hot-dogs en fait ? Je ne suis pas fan de ce qui arrache trop, alors évidemment, grosse panique. Sauf que non. La moutarde est douce. Elle ajoute juste la pointe de « piquant » nécessaire. La Vache qui rit n’est pas présente par hasard. Elle rend le pain du hot-dog hyper moelleux. Un délice. 10/10 pour les deux.

En accompagnement, vous pouvez choisir des chips aux herbes, des chips artisanales nature ou du coleslaw.

Le mur de boisson lui aussi est cool. Dr Pepper, Arizona, Bionade, y’en a pour tous les goûts.

Les desserts sont eux aussi faits maison. Lorsque j’y suis allée, il y avait le choix entre brownie, financier pistache-griotte et kouign amann aux pommes. La part contre, j’ai tout goûté ! Les trois gâteaux étaient super bons.


En gros, Little Fernand, c’est le genre d’adresse sympa surtout pour déjeuner, histoire de changer des sandwichs classiques et mettre un peu de côté les burgers dégoulinants de cheddar.

Little Fernand, l’atelier du hot-dog.
Sur place ou à emporter.
45, rue du Faubourg Poissonnière, 75009, Paris.
01.42.46.06.27
https://twitter.com/LittleFernand

Love du soir.

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Recette : Nouilles sautées au poulet et légumes « variés »

Hellooo les petits poulets !

Vous en avez marre de ne pas savoir quoi préparer à manger  ? Vous cherchez une recette facile, rapide et surtout bonne ? Well, i’m here to vous servir.

Par contre, il faut aimer le poulet, les légumes et les nouilles « chinoises »…

Pour obtenir ce résultat :

(Oui, ça va, j’ai une appli qui s’appelle « Line Camera » et j’aime bien m’en servir, parfois.)

Il faut :

– 2 filets de blancs de poulet
– 2-3 carottes fines
– Une demie courgette
– Un poivron rouge
–  Quelques minis épis de maïs (si on aime !)
– Des nouilles chinoises lyophilisées (j’en ai mis qu’un paquet de nouilles pour ma recette pour deux personnes.)

– du poivre
– un petit Kub Or
– huile de sésame (ou de l’huile d’olive si vous avez la maxi flemme )
– du curry en poudre
– une cuillère à soupe de graines de sésame blond

(honnêtement, pour les épices, vous faites un peu comme vous voulez, c’est selon les goûts…)

Coupez vos légumes en « lamelles » ou « quarts », sauf pour le poivron rouge, j’aime bien faire des petis dés.
Coupez le poulet en aiguillettes, faites le cuire avec un peu d’huile de sésame, du sel et du poivre. Quand le poulet est cuit, ajoutez les légumes et faites les revenir tranquillement (en gros, le but, c’est qu’ils restent fermes tout en état cuits). Un peu quand vous avez envie, mettez le curry, les graines de sésame, la sauce soja…

Quand les légumes sont « biens », commencez à faire cuire les nouilles chinoises dans une petite casserole à part.

Quand elles sont bien « ré-hydratées », incorporez-les au poulet et aux légumes à feu doux.

Laissez toutes les saveurs se mélanger (c’est beau !) et servez quand vous voulez.

Voilààà !

J’espère que la recette vous plaira.

N’hésitez pas à m’envoyer les photos de vos plats réalisés 🙂

« EAT is ART » au Drugstore

Je ne pouvais pas ne pas écrire un petit article à l’occasion de la semaine du GOÛT !

En ce moment, au Publicis Drugstore (je sais jamais si on dit Publicis Drugstore ou Drugstore Publicis)  (c’est sûrement à cause de ça que je ne suis pas encore blogueuse influente) y’a grave de la bouffe américaine qu’on trouve que ça et là en France. Et une opération, « EAT is ART ». L’expo n’est vraiment pas dingue, mais je pense que les ateliers doivent être cools : dégustation de viande avec Olivier Metzger ou bar à choux animé par Philippe Conticini ?

Je ne vous montrerai que les photos de trucs gras et sans âme.

❤ Milky Way ❤


Les Twizzlers, c’est pas bon.

(CLIQUE, pour voir les photos en plus grand)

Sucez-vous les bonnes glaces ?

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Sus aux glaces !

La glace a toujours eu du mal à trouver une réelle place dans la gastronomie. De son apparition à la décadense des leaders industriels, Grand Seigneur a enquêté.

Si l’on remonte les années, les premiers aliments glacés seraient apparus 3000 ans avant J-C, en Chine. Au fil des siècles, l’idée de manger des aliments à températures négatives ne quitte pas les esprits : à commencer par les Khalifes d’Orient, qui appréciaient les sirops glacés, en passant par les Romains, qui utilisaient de la neige en cuisine. C’est par la Sicile que la glace arrive en Europe vers la fin du XIIe siècle, avec l’ancêtre de la sorbetière : on mélangeait de l’eau et du nitrate de potassium pour obtenir les prémices du sorbet. Au XVI, Catherine de Medicis part épouser le futur roi de France, Henri II, et emmène avec elle une recette gardée bien secrète : le sorbet. Ce cachotier d’Henri a d’ailleurs décrété la recette comme « secret d’état » et a tenu à l’écart du peuple l’existence de la glace. A l’époque, le sorbet était considéré comme un met rare et réservé à une certaine élite. Comment la glace a-t-elle pu passer d’un statut de dessert noble à un vulgaire amat d’air et d’arômes artificiels, à l’image des glaces que l’on mange de nos jours ?

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La poudre aux yeux. Parce que oui, aujourd’hui, les glaces industrielles que vous mangez devant la télévision, à la suite d’une rupture, ou en vacances sur le bord de la plage, sont composées de tout et surtout n’importe quoi : purées de fruits et plantes épuisés, lait et œufs en poudre, alginate de sodium (algues), carragénine (algues rouge émulsifiante), gomme de guar (épaississant), additif alimentaire E471, communement appelé « mono diglycérides », obtenus à partir de graisses animales (panses de boeufs) ou encore huile de palme. Le foisonnement (air dans la glace) est l’un des composants, nécessaire à petite dose, dont l’industrie glacière use et abuse : beaucoup font gonfler leurs crèmes glacées jusqu’à 100% pour obtenir une texture aérée. Sans parler des colorants à base de bêta-carotène, de cochenille (insecte de la famille des dactylopiidae) ou de chlorophylle. Le simple amateur n’y voit pourtant que du feu. Ces glaces ne coulent pas, sont généralement goûteuses, grâce aux arômes de synthèse qui forment une bombe sucrée en bouche, et ont des très jolies couleurs appétissantes. Un dessert qui embrouille les sens : les boules de glaces s’offrent à vous avec un aspect impeccable, elles restent compactes, leur odeur chatouillent les narines, elles ne se délitent pas en bouche, et les déchets de morceaux ajoutés craquent sous la dent. Voici de quoi sont composés les quelques 357 millions de litres de glace consommés chaque année dans l’hexagone. Un mirage parfait vendu à prix d’or par les industriels.

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La relève givrée. Rassurez-vous, les crèmes glacées et sorbets de qualité ne sont pas en voie de disparition. De vrais glaciers artisanaux mettent un point d’honneur à perpétuer des recettes originelles, et veillent à ce que la qualité de leurs glaces soit, et reste, irréprochable. À la manière de Frederico Grom, qui possède sa propre ferme et qui réussi a dupliquer ses glaces en élaborant la crème à Turin, pour ensuite les expédier dans ses différentes échoppes. De cette façon, les glaces ne perdent ni en goût ni en qualité, puisque le produit fini est réalisé en boutique. Christian Constant, compositeur en chocolat et glacier, explique : « le phénomène de surfusion entre en jeu : il faut agir vite, car une glace perd en onctuosité et durcie sans stabilisateurs ». La saisonnalité des fruits est aussi un élément important dans l’éloration d’un sorbet. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux bons glaciers suivent le mouvement Slowfood (mouvement préservant la cuisine régionale et la qualité des produits.) L’enseigne « À la mère de famille » l’a bien compris : les laboratoires sont à la même adresse que les boutiques. De quoi réaliser de succulentes glaces dont la provenance des matières premières est connue. Il faut d’ailleurs cesser de considérer la glace comme un simple dessert ou goûter réservé pour des occasions spéciales. Christophe Pédone, glacier, déclare « Ce qui est magique avec les glaces, c’est que l’on peut en faire à partir de n’importe quel produit : basilic, fromage, poivre, concombre, poivrons… » Une véritable école de saveurs, de plaisirs, et de recherches qui est en train d’abattre, à grand coups de turbines, les idées préconcues. Grand Seigneur a rencontré l’élite de la glace française : Pédone, Christian Constant, Raimo, Grom, À la mère de famille et Amorino.

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Mon enquête sur les glaces artisanales. Magazine Grand Seigneur, actuellement en kiosque.

Photos : Olivier Marty